Est-ce un rhume ? Le décalage horaire ? Le rhume des foins qui me rattrape ? Ou simplement les séquelles d’une soirée mémorable où le salon de notre siège zurichois a pris des airs de bar de Ginza à la sauce suisse ? Nous avons bien cru que cet événement « Gin-züri » (le deuxième du nom, trois ans après la première édition) n’aurait jamais lieu. Les vols de nos invités japonais — une mama-san et ses accompagnateurs qu’elle surnomme les « genki boys » — semblaient compromis. Heureusement, malgré les tensions dans le Golfe, la compagnie Etihad a pu maintenir et rétablir ses liaisons. Notre groupe de cinq personnes est ainsi arrivé jeudi à l’aube, après un périple de 23 heures depuis l’aéroport de Narita.
Un savoir-faire inattendu au cœur de la Suisse
Dès le vendredi, ma collègue Yuko a pris les choses en main pour superviser l’habillage en kimono et la coiffure de la délégation tokyoïte, rejointe par quelques membres de la communauté nippo-suisse locale venus prêter main-forte. Il est étonnant de constater qu’une ville européenne de la taille de Zurich abrite un véritable marché pour ce type de prestations : deux professionnelles y gagnent leur vie en proposant des séances complètes de stylisme traditionnel, de la coiffure au maquillage, pour les habitants et les visiteurs. Assister à ces préparatifs est fascinant, c’est une véritable mise en scène qui exige des heures de travail. En fin d’après-midi, l’espace de notre rez-de-chaussée avait été totalement repensé par nos collègues Guy et Rochdi, fin prêt à accueillir quarante lecteurs et clients pour un moment de convivialité mêlant chants, discussions animées et quelques pas de danse.


L’art de recevoir comme véritable marque de fabrique
On me demande souvent ce qui fait notre singularité dans un paysage médiatique saturé. Par le passé, je mettais volontiers en avant notre rigueur éditoriale, notre attachement au format papier, notre portée internationale ou notre ton si particulier. Aujourd’hui, ma vision a évolué : notre force première réside dans notre capacité à rassembler. Créer du lien, susciter l’échange, et surtout, garantir de grands moments de convivialité et de rire. Le journalisme de terrain est notre socle, mais notre véritable supplément d’âme se trouve dans l’accueil. Que ce soit en servant un café le matin, en organisant une soirée autour d’un micro pour faire découvrir Miki Matsubara, ou en prouvant à une salle comble qu’il est toujours bon de maîtriser quelques classiques de Take That. Sans surprise, nous avons bien l’intention de multiplier ce type d’initiatives.
Cet esprit de communauté sera d’ailleurs au cœur de nos prochaines communications, avec une campagne visant à valoriser la force de notre réseau mondial. Pourquoi se contenter de discussions virtuelles quand on peut se retrouver physiquement lors de nos sommets, dans notre nouvelle maison d’hôtes zurichoise, ou autour des tables ensoleillées de nos adresses londoniennes, parisiennes et suisses ? L’invitation est ouverte, notamment pour ceux qui choisissent de nous soutenir en s’abonnant.
De Zurich à Shanghai : un agenda de printemps bouillonnant
Pour prolonger la thématique japonaise, notre grand marché dédié à la floraison des cerisiers (Hanami) bat actuellement son plein à Zurich et reviendra lors des prochains week-ends. Le rythme va ensuite s’accélérer : d’ici un mois, nous mettrons le cap sur Shanghai pour y tenir notre conférence dédiée aux entrepreneurs, tout en inaugurant un café et une boutique éphémères pour accompagner notre présence sur place.


En coulisses, notre équipe concocte tout un programme estival de rassemblements, prélude à notre grande conférence annuelle sur la qualité de vie qui se tiendra en septembre (la ville hôte sera dévoilée très prochainement). Pour participer à cette aventure et recevoir l’ensemble de nos publications (papier et numérique), l’investissement représente bien moins que le prix d’un expresso par jour. Au plaisir de vous croiser bientôt, que ce soit en bord de mer ou au détour d’une rue à Shanghai.


