1. « Threading Inwards » au CHAT (The Mills)
Hong Kong fut autrefois un haut lieu de l’industrie textile, une histoire riche que le Centre for Heritage, Arts and Textile (CHAT) retrace depuis ses locaux installés dans une ancienne filature de coton réhabilitée à Tsuen Wan. Pour cette exposition d’envergure, quatorze artistes et quatre commissaires venus de toute l’Asie se penchent sur la dimension spirituelle et le rôle des tapis, moquettes et autres tissus dans les rituelles et les cérémonies. L’œuvre monumentale inédite de Marcos Kueh, The Spirit of Labour: Zhinü, constitue l’un des temps forts du parcours. Il s’agit de la toute dernière création de sa série textile inspirée des bannières syndicales de l’ère de la révolution industrielle.
L’exposition « Threading Inwards » est à découvrir au CHAT jusqu’au 28 juin.

2. « Certainly » chez Gold (Serakai Studio)
Le quartier de Wong Chuk Hang, au passé industriel aujourd’hui mué en repaire de créateurs, accueille un tout nouvel espace hybride alliant salon et galerie, baptisé Gold. Sa toute première exposition, Certainly, puise son inspiration dans la fameuse partition performative de 1960 de l’artiste et compositeur La Monte Young (« Tracez une ligne droite et suivez-la ») pour inviter différents créateurs à une réflexion autour de l’incertitude. Pour Tobias Berger, cofondateur et directeur de la programmation de Serakai Studio, cette thématique résonne particulièrement avec la réalité du milieu de l’art contemporain. « Il faut faire preuve de flexibilité et savoir apprécier l’inattendu », souligne-t-il.
« Certainly » est présentée à l’espace Gold du Serakai Studio jusqu’au 3 mai.

3. « Site-seeing » à Para Site
L’institution d’art alternatif Para Site célèbre ses trente ans d’existence avec une année entière dédiée à des événements commémoratifs. Les festivités s’ouvrent avec Site-seeing, un projet qui fait écho à une exposition collective marquante de 1996. Il offre aux artistes de la région une nouvelle occasion de décortiquer la vie urbaine. La scénographie fait la part belle aux écrans, aux rideaux de barbelés et aux postes de surveillance automatisés. Parmi les pièces maîtresses, on retiendra particulièrement le triptyque numérique de l’artiste thaïlandais Nawin Nuthong.
L’exposition « Site-seeing » se tient à Para Site jusqu’au 14 juin.
4. « HKG-TYO 1974-2023 » à la WKM Gallery
Également implantée à Wong Chuk Hang, la WKM Gallery a pour ambition de mieux faire reconnaître la photographie sur la scène artistique asiatique. Cette exposition personnelle consacrée à l’artiste canadien Greg Girard illustre parfaitement cette démarche. On y découvre des clichés de Tokyo et de Hong Kong s’étalant des années 1970 à nos jours, mettant en évidence les forts contrastes qui animent les différents quartiers de ces deux métropoles. « L’idée de cette exposition a germé il y a environ un an », raconte William Kayne Mukai, directeur de la galerie. « Nous avions envie de proposer un projet véritablement singulier, et au fil de nos échanges, nous avons réalisé que nous partagions tous deux un lien profond avec Hong Kong et Tokyo. »
« HKG-TYO 1974-2023 » est présentée à la WKM Gallery jusqu’au 23 mai.

5. « Ted Gahl: Roam » chez Villepin
La galerie Villepin a récemment soufflé sa cinquième bougie. Depuis son ouverture, cet espace réparti sur deux étages sur Hollywood Road a conçu des scénographies audacieuses et immersives pour des artistes majeurs tels que Zao Wou-Ki et Myonghi Kang. Son fondateur, le galeriste Arthur de Villepin, entretient une relation toute particulière avec le travail du peintre abstrait américain Ted Gahl, dont il a commencé à collectionner les toiles dès 2021. Aujourd’hui, la galerie dédie l’intégralité de ses murs à l’œuvre de cet artiste. Après avoir profité de la sérénité et des couleurs vibrantes de ses peintures, ne manquez pas de faire un détour par la bibliothèque de la galerie, qui a été fraîchement réaménagée.
L’exposition « Ted Gahl: Roam » est à découvrir chez Villepin jusqu’au 7 mai.


