Bond de Ferragamo aujourd’hui en Bourse dans le sillage de ses résultats 2025 (+8,7 % dans la matinée). Après avoir anticipé fin janvier les données relatives à son chiffre d’affaires, en baisse de 5,7 % à 977 millions d’euros, la société a approuvé son bilan 2025, mettant en évidence une reprise progressive de sa rentabilité au cours de la seconde moitié de l’année.
Une rentabilité en nette amélioration au second semestre
Malgré un contexte mondial volatil et des tensions géopolitiques ayant affecté la demande, l’entreprise a enregistré une amélioration de sa rentabilité au second semestre grâce à la croissance du canal de vente directe (DTC), qui a augmenté de 5,5 % à taux de change constants par rapport à la même période en 2024.
L’EBITDA de l’ensemble de l’exercice s’est élevé à 166 millions d’euros, avec une marge de 17 %, tandis que l’EBITDA du seul second semestre est remonté à 93 millions d’euros (18,5 % de marge), dépassant les 73 millions enregistrés au cours de la première moitié de l’année. Le résultat net est resté négatif à hauteur de 49 millions d’euros, ce qui représente une amélioration par rapport à la perte de 68 millions de l’exercice 2024. La position financière nette (ajustée) au 31 décembre 2025 reste solide et positive à 144 millions d’euros, bien qu’impactée par des investissements de 46 millions destinés principalement au renouvellement du réseau de distribution.
« Nous considérons cela comme un point positif, car l’efficacité des coûts a été un objectif pour Ferragamo depuis le lancement de sa révision stratégique l’année dernière », ont souligné les analystes de Barclays.
Recentrage stratégique et fermeture de 70 magasins
Sur le plan stratégique, le groupe a intensifié ses efforts pour valoriser le cœur de métier de la marque, à savoir les chaussures et la maroquinerie, ainsi que pour optimiser son réseau de vente au détail, en misant sur les magasins à forte productivité. À ce sujet, lors de la conférence téléphonique, la direction a annoncé qu’au cours des années 2026 et 2027, 70 magasins considérés comme non stratégiques seront fermés, dont un grand nombre se trouve en Chine.
Durant cette même conférence, la direction a également mis en avant des tendances encourageantes dans certaines régions, avec notamment une croissance aux États-Unis et en Corée. La situation reste cependant difficile dans d’autres zones, comme en Chine, où les performances depuis le début de l’année sont toujours négatives, ou en Europe, où l’absence de touristes vient atténuer des dépenses locales pourtant encourageantes.
La succession à la direction générale toujours en suspens
Le dossier du nouveau directeur général reste encore ouvert après le départ de Marco Gobbetti. L’entreprise a fait savoir que les recherches se poursuivent, mais, comme le soulignent les analystes de Barclays, « le fait que le processus de recrutement du PDG soit toujours en cours pourrait accroître les inquiétudes du marché ».


