Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl LX a mis en lumière l’évolution du divertissement sportif en véritable vitrine mode, mêlant artistes, marques émergentes et collaborations globales dans un spectacle à forte portée médiatique.
Le spectacle de la mi‑temps comme véritable vitrine mondiale

Le concert de la mi‑temps a confirmé le rôle du Super Bowl comme une plateforme mode à l’échelle internationale. D’après The Guardian et Forbes, Bad Bunny a opté pour un costume blanc taillé sur mesure chez Zara, accentué par un maillot portant le numéro « 64 », en hommage à sa mère, Lysaurie Ocasio. La stylisation, confiée à Storm Pablo et Marvin Douglas Linares, a été présentée comme une façon de se réapproprier l’image, privilégiant une marque grand public pour un moment de très haute visibilité. La performance comprenait aussi des éléments liés à l’univers horloger et sneaker : SCMP mentionne une montre Audemars Piguet Royal Oak ainsi que des baskets « BadBo 1.0 », qui résulte d’une collaboration avec Adidas, visibles sur scène.
Lady Gaga et l’ascension d’une jeune maison émergente

Lady Gaga, en tant qu’invitée surprise, portait une pièce conçue sur-mesure signé Luar par Raul Lopez. Selon plusieurs comptes rendus, ce choix a propulsé cette jeune maison sous les projecteurs du luxe, illustrant à quel point la frontière entre créateurs émergents et évènements grand public devient plus fine. Le passage de Luar d’un atelier à la scène du Super Bowl montre à quel point la trajectoire peut être rapide pour ces marques cherchant à obtenir une reconnaissance et une légitimité à l’échelle internationale.
Le « gray carpet » et les arrivées avant le match


Les apparitions avant la rencontre, souvent appelées « gray carpet », ont offert un mélange contrasté entre luxe et style pratique. Justin Bieber, par exemple, a attiré l’attention en portant Balenciaga, alors que Hailey Bieber a préféré jouer avec des lignes sculpturales provenant d’Alaïa. Ce choix en dit long sur la tendance à exhiber des signatures de créateurs tout en ayant une attitude plus urbaine et relax. Ces choix de style illustrent bien cette logique hybride, en quelque sorte.
Joueurs et stars : les vêtements comme forme d’expression
Plusieurs athlètes ont transformé leur passage dans le tunnel en véritables moments médiatiques. Stefon Diggs, par exemple, a combiné un manteau vintage de Chanel avec des moon boots Jacquemus, tout en exhibant un sac Hermès, ce qui, selon certains comptes, a alimenté la discussion sur ce mélange audacieux de codes stylistiques. Cooper Kupp, lui, a opté pour une silhouette de style workwear signé Carhartt. Quant à Jaxon Smith-Njigba, aperçu en bomber Thom Browne, cela confirme que les maisons de couture s’intègrent désormais dans les cercles sportifs. Ces tenues ne servent pas uniquement à faire bonne impression, elles jouent aussi un rôle dans la construction d’une image personnelle et dans le cadre de collaborations commerciales.
Campaigns et collaborations : la mode dans la pub du Super Bowl
Le temps du Super Bowl a aussi été marqué par des opérations marketing importantes. Selon les sources, Levi’s a lancé un film significatif pour sa campagne « Behind Every Original », qui mettait en scène diverses personnalités comme Doechii, Questlove et Rosé de Blackpink. Thom Browne a organisé un défilé en direct intitulé « GQ Bowl », diffusé en streaming, tandis qu’Abercrombie & Fitch a collaboré avec la NFL pour présenter un défilé avant le match. Tout cela montre à quel point ce week-end est capital pour les marques, qui cherchent à réajuster leur image et à capter l’attention à l’échelle mondiale.
Implications culturelles et commerciales
La présence conjointe de marques de prêt‑à‑porter, de maisons de luxe et de labels sportifs dans ce rendez-vous montre bien une réorganisation des hiérarchies dans le monde du style. D’après Forbes et The Guardian, le fait qu’une superstar porte Zara à la mi‑temps indique clairement que l’exposition médiatique peut redéfinir la valeur symbolique d’une marque grand public. En même temps, la présence de figures traditionnelles du luxe, associée à des collaborations sportives, souligne une stratégie à double tranchant : rendre l’image accessible tout en conservant un certain prestige, en quelque sorte.
En résumé
Le Super Bowl LX a confirmé un peu plus que cet évènement dépasse largement la sphère sportive pour devenir un véritable phénomène de mode aujourd’hui. Entre messages politiques véhiculés par les vêtements, vitrines pour des jeunes créateurs, et stratégies marketing bien huilées, ce week-end a représenté un bon échantillon des dynamiques actuelles du secteur. Les images et choix vestimentaires qui ont été exhibés resteront probablement comme des exemples clés pour analyser la manière dont célébrités et marques jonglent entre visibilité, légitimité et commerce à une échelle mondiale.
Source: Noah Wire Services

