IWC dévoile une Portugieser Chronograph en Ceratanium noir mat, une alliance étonnante de tradition et de technologie

La manufacture suisse dévoile une édition limitée audacieuse de son emblématique Portugieser Chronograph. Habillée de Ceratanium noir mat, cette déclinaison conjugue légèreté structurelle, résistance et esthétique contemporaine, tout en affichant un positionnement tarifaire résolument élitiste.

Une icône revisitée en noir absolu

La Portugieser Chronograph s’offre une métamorphose radicale. IWC a dévoilé cette version intégralement noire en Ceratanium, limitée à seulement 1 500 exemplaires. Selon la maison, le boîtier, la couronne et les poussoirs sont entièrement façonnés dans cet alliage de titane novateur, dont la surface a été modifiée par un procédé thermique pour créer une couche céramique sombre et extrêmement dure. Cette pièce a d’ailleurs bénéficié d’une mise en lumière précoce au poignet d’Ed Sheeran lors de sa tournée australienne, assurant une visibilité médiatique immédiate.

L’alchimie du Ceratanium

Le Ceratanium réussit le pari d’allier la légèreté du titane à la dureté de la céramique. La finition mate et la teinte noire profonde résultent d’une oxydation minutieusement contrôlée de l’alliage, une signature technique qu’IWC exploite déjà sur ses montres d’aviateur. Les experts du secteur confirment que ce traitement optimise grandement la résistance aux rayures, bien que la prudence reste de mise face aux chocs violents.

Nuances furtives et cœur manufacture

Le cadran joue la carte du monochrome avec des nuances de gris et de noir : les chiffres appliqués gris anthracite répondent aux aiguilles de la même teinte, tandis que les compteurs arborent un grainage concentrique plus clair. Ce parti-pris esthétique privilégie une sophistication furtive, au risque de sacrifier légèrement la lisibilité dans la pénombre. On note également la présence d’un fond saphir teinté, conférant au mouvement une allure ténébreuse sans en altérer les propriétés mécaniques.

En interne, la montre est propulsée par le calibre automatique manufacture 69355. Conçu pour succéder aux bases Valjoux 7750, ce mouvement offre une réserve de marche de 46 heures, bat à 28 800 alternances par heure et dispose d’une roue à colonnes ainsi que d’un système de remontage bidirectionnel efficace. Ses dimensions demeurent parfaitement adaptées à l’élégance de la ligne Portugieser.

Un positionnement tarifaire audacieux

IWC affiche un prix catalogue de 13 000 CHF hors taxes pour cette référence IW371631. En Europe, les tarifs observés oscillent entre 14 800 et 15 000 €, selon les fluctuations monétaires. Il est important de souligner que ce modèle représente une prime d’environ 50 % par rapport à la version classique en acier. Ce positionnement interroge, car la Portugieser Chronograph a longtemps incarné l’entrée de gamme des chronographes de la manufacture. La presse spécialisée analyse encore la pertinence de ce surcoût lié à l’exclusivité du matériau.

Entre héritage et modernité radicale

Le contraste entre l’ADN classique de la Portugieser et cette finition technique surprend. Si certains puristes peuvent être déroutés par cette fusion entre un design habillé et une exécution sportive, beaucoup saluent la sobriété moderne de l’ensemble. La montre conserve ses proportions idéales de 41 mm de diamètre pour 13,1 mm d’épaisseur. Notons toutefois qu’elle n’est pas destinée aux activités aquatiques, son étanchéité restant limitée à 30 mètres.

En définitive, cette Portugieser Chronograph en Ceratanium propose une lecture contemporaine d’un classique trentenaire. Elle mise sur la tension entre un héritage horloger précieux et un matériau high-tech pour séduire les amateurs d’objets discrets mais résolument modernes. La pièce est actuellement disponible en boutiques et chez les détaillants agréés.