En 2026, le groupe MARK STYLER orchestre une série de célébrations majeures pour ses griffes phares. Alors que MURUA et LAGUNAMOON soufflent leurs vingt bougies, GYDA, Ungrid et jouetie célèbrent leurs quinze ans, talonnées par UN3D. qui marque sa première décennie. À travers les collections automne-hiver 2026, ces labels déploient des capsules en édition limitée et des collaborations inédites. Une partition subtile qui relie l’héritage à l’avant-garde, refusant l’écueil de la simple nostalgie pour s’inscrire dans une dynamique résolument contemporaine.
L’art de réinventer l’héritage
Pour cette saison anniversaire, chaque maison a dévoilé un éventail de créations exclusives et de rééditions. Plus qu’une simple commémoration, l’exercice s’apparente à un véritable dialogue stylistique entre les archives et la création actuelle, préservant ainsi la vitalité de chaque univers. Cette approche permet aux designers d’actualiser leur vocabulaire esthétique sans jamais se figer dans une contemplation passéiste.
En coulisses, MARK STYLER privilégie une synergie transversale. L’ambition est de permettre à chaque griffe, au sein d’un portefeuille qui en compte seize, d’affirmer son ADN propre tout en favorisant la porosité des influences. L’enjeu n’est pas la surenchère d’annonces, mais l’élaboration d’une ligne directrice aussi cohérente qu’identifiable pour l’ensemble du groupe.
Impulsions collaboratives : l’audace de MURUA et GYDA
Chez MURUA, ce cap décisif se traduit par des associations pointues et la réinterprétation de silhouettes iconiques. Après une collaboration remarquée avec le label streetwear sud-coréen Opening Project, la marque peaufine une collection avec l’artiste varsovienne Lia Kimura. Ces initiatives, pensées sur le temps long, inscrivent l’événement dans une véritable pérennité créative plutôt que dans l’opération éphémère.
De son côté, GYDA a inauguré l’année avec le lancement de sa figure mascotte, GYDA BUNNY, propulsée par une campagne d’envergure au cœur du mythique SHIBUYA109 de Tokyo et une stratégie digitale affûtée. Pour l’automne-hiver, la griffe consolide ses liens historiques avec DC Shoes et GALFY. La signature GYDA réaffirme son ancrage dans la culture denim, mêlant tombés décontractés, jeux de découpes et superpositions architecturales, séduisant une clientèle en quête de détails techniques pointus.
Cette désirabilité a d’ailleurs été dopée par une exposition organique inattendue : l’apparition de ses pièces dans l’émission Netflix « Laavu jōtō » a créé un véritable appel d’air en boutique, confirmant le pouvoir prescripteur de l’écran dans l’acquisition d’une nouvelle audience.
Pluralité des esthétiques : du denim au design modulaire
Ungrid, deuxième force de frappe du groupe, pousse l’exploration de la toile indigo avec des créations conjuguant ornementations, textures molletonnées et contrastes tactiles. Outre une collaboration événement avec Levi’s® fondée sur l’esthétique du réemploi, la griffe s’associe pour la première fois au label coréen MY NAME IS PETER. Une manière d’élever le denim au rang de matière porteuse d’histoire.
Sous la direction du duo AMIAYA, jouetie continue d’affiner son esthétique singulière, point de rencontre entre influences rock et féminité assumée. L’anniversaire agit ici comme un catalyseur pour consolider son identité visuelle. Parallèlement, LAGUNAMOON cultive l’art de la modularité. En misant sur des pièces transformables — robes, gilets, vestes et boléros — la marque répond aux nouvelles exigences de flexibilité du vestiaire contemporain, tout en conservant son aura d’élégance.
L’avant-gardiste UN3D. scande quant à elle sa décennie avec des lancements très attendus, à l’image d’un sac exclusif co-créé avec 52 BY HIKARUMATSUMURA. Des préventes ciblées prolongeront l’effervescence de ce jubilé bien au-delà des dates officielles.
L’équilibre subtil entre rayonnement et intégrité
Pour MARK STYLER, le défi stratégique réside dans la capacité à transformer cette parenthèse festive en véritable levier de croissance, sans jamais diluer l’âme de ses maisons. L’exercice demande une précision d’orfèvre : une communication trop standardisée risquerait d’aplatir des identités fondées sur leur singularité, tandis qu’une posture trop confidentielle priverait ces célébrations de leur impact légitime.
Ces temps forts et séries limitées bénéficieront d’un écho millimétré sur les réseaux sociaux de chaque marque et sur RUNWAY channel, la vitrine digitale du groupe. L’année 2026 s’esquisse ainsi comme un jalon décisif où les archives ne se contentent pas d’être contemplées, mais infusent le présent pour prouver que la création de mode reste un moteur d’innovation en perpétuel mouvement.


