On, premier trimestre record : revenus de plus de 800 millions de francs (+14,5 %)

On Holding entame l’année 2026 avec une performance qui dépasse les attentes des analystes. La marque suisse de vêtements de sport – qui avait clôturé l’année 2025 avec plus de 3 milliards de francs suisses, véritable success-story –, a terminé le premier trimestre de l’année avec des revenus (une fois de plus) « records » s’élevant à 832 millions de francs suisses (environ 908 millions d’euros au taux de change actuel), marquant une progression de 14,5 % à taux de change courants et de 26,4 % à taux constants. Pour la première fois de son histoire, le groupe a franchi le cap des 800 millions de revenus en un seul trimestre.

Une rentabilité en forte hausse

La solidité de la marque se reflète dans une marge en forte croissance. La marge brute a bondi à 64,2 % (contre 59,9 % au T1 2025). Un résultat obtenu grâce à une discipline rigoureuse sur les ventes à plein tarif et à l’efficacité opérationnelle, qui ont permis de compenser l’impact des droits de douane aux États-Unis. L’EBITDA ajusté s’est établi à 174,7 millions de francs, représentant 21 % des ventes, tandis que le bénéfice net a presque doublé (+82,2 %) pour atteindre 103,3 millions de francs.

Le lifestyle et la collaboration avec Zendaya propulsent la marque

Trimestre après trimestre, On consolide sa position sur le marché des sneakers et du running, historiquement dominé par des géants comme Nike et Adidas, en misant résolument sur le segment lifestyle. En témoigne le partenariat avec l’actrice Zendaya, visant à capter une base de consommateurs plus jeune et féminine. Selon le co-PDG Caspar Coppetti, tel que rapporté par Reuters, la ligne de vêtements développée avec la star de Dune donne des signaux très encourageants, contribuant au bond de 45,1 % de l’ensemble du segment textile.

« Dans une perspective de croissance à long terme, tant pour les vêtements que pour le segment des sneakers, nous observons de premiers signaux très encourageants », a déclaré Coppetti à l’agence.

Sur le front de la distribution, le succès du modèle Cloudtilt – avec des prix de détail se situant entre 170 et 190 euros – a été central : cette chaussure a été la plus vendue chez Foot Locker Europe au cours du mois de mars.

Des disparités régionales et une prudence de rigueur sur le marché américain

En ce qui concerne les zones géographiques, la croissance a été stimulée par la région Asie-Pacifique, qui a enregistré un bond de 44,4 % (+61,4 % à taux de change constants), arrivant à peser pour plus de 20 % du chiffre d’affaires mondial grâce aux performances en Chine et en Corée du Sud. La zone EMEA a quant à elle affiché une solide hausse de +22,8 % (atteignant 207,1 millions de francs).

Des notes de prudence proviennent en revanche du marché américain. Bien que les ventes dans les Amériques aient augmenté de 17,1 % à taux constants (seulement 3,1 % à taux de change courants, ce qui en fait la seule croissance à ne pas atteindre les deux chiffres), les analystes soulignent un ralentissement par rapport à la hausse de 28,6 % enregistrée à la même période l’année dernière. Ce ralentissement, combiné aux tensions macroéconomiques mondiales, a freiné la course de l’action à Wall Street, bien que l’entreprise ait revu ses prévisions à la hausse. Concrètement, le cours de l’action On reste proche de ses plus bas niveaux des deux dernières années, ayant perdu plus de 20 % depuis le début de l’année 2026.

Des prévisions optimistes et un remaniement au sommet

Forte de cette dynamique, On a revu à la hausse ses prévisions de rentabilité pour l’ensemble de l’exercice 2026 : la marge brute est désormais attendue à au moins 64,5 %, avec une marge EBITDA ajustée comprise entre 19,5 % et 20 %. Les objectifs de croissance du chiffre d’affaires, fixés à au moins 23 % à taux de change constants, sont quant à eux confirmés.

Ces résultats records coïncident également avec un remaniement au sommet, annoncé par l’entreprise en mars dernier, marquant le départ de Martin Hoffmann de la direction. Après 13 années passées au sein de l’entreprise, le dirigeant a en effet décidé de quitter ses fonctions (et simultanément ses postes de PDG et de directeur financier) le 1er mai, « pour prendre une pause prévue et se consacrer à des intérêts philanthropiques », précisait un communiqué. Parallèlement, la marque a annoncé que deux de ses fondateurs, David Allemann et Caspar Coppetti, lui succéderaient en tant que co-PDG, tout en conservant leur rôle de coprésidents exécutifs du conseil d’administration (aux côtés du troisième co-fondateur, Olivier Bernhard).

Expansion du retail et transition réussie

Le groupe continue par ailleurs d’investir dans le commerce physique : de nouvelles ouvertures de hubs de marque sont prévues prochainement à Stockholm, São Paulo et Sydney, confirmant une stratégie d’expansion mondiale qui vise une connexion de plus en plus directe avec le consommateur final.

« Ces résultats démontrent la qualité de la croissance de On et la solidité des fondations financières que nous avons bâties. Depuis notre introduction en bourse il y a près de cinq ans, nous avons plus que quadruplé nos ventes nettes, renforcé notre positionnement premium et construit un profil financier qui reflète l’incroyable ambition de la marque », a commenté Martin Hoffmann dans le rapport financier. « Les résultats que nous présentons aujourd’hui – marqués par des ventes nettes records et une marge brute de 64,2 % – prouvent notre capacité unique à croître rapidement tout en augmentant notre rentabilité. »

« Je suis incroyablement fier », a-t-il ajouté pour conclure, « de passer le relais à un moment où On est plus forte que jamais, avec une dynamique claire, une équipe extraordinaire et un avenir passionnant devant elle. Ma plus profonde gratitude va à nos fondateurs, à toute l’équipe On, ainsi qu’à la communauté des investisseurs et des analystes pour leur confiance et leur collaboration tout au long de ces années. »