L’empire Chiara Ferragni au sommet : Fenice affiche une croissance record de 2,7 millions d’euros de revenus

boutique Chiara Ferragni Milano
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L’heure de la résilience pour l’empire Ferragni : Fenice amorce son redressement

Après une période de turbulences sans précédent, l’horizon s’éclaircit pour Fenice, la structure pilotée par Chiara Ferragni pour orchestrer ses licences et ses contrats publicitaires. L’exercice 2025 marque un tournant décisif pour l’entreprise, qui affiche une santé financière nettement restaurée sous la houlette de l’administrateur unique Claudio Calabi. La réunion des actionnaires, bouclée en à peine trente minutes, témoigne d’une gouvernance désormais resserrée : l’influenceuse détient aujourd’hui 99,8 % du capital, ne laissant qu’une part symbolique de 0,2 % à l’entrepreneur Pasquale Morgese.

Une stratégie d’austérité payante

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le chiffre d’affaires de Fenice a bondi de 25 %, atteignant 2,7 millions d’euros contre 2,1 millions l’année précédente. Plus spectaculaire encore, la perte abyssale de 3,4 millions d’euros enregistrée en 2024 s’est quasiment évaporée, pour se stabiliser à environ 65 000 euros. Ce redressement spectaculaire n’est pas le fruit du hasard, mais d’une cure d’amaigrissement drastique. Les coûts opérationnels ont été divisés par deux, passant de 4,9 à 2,7 millions d’euros.

Cette restructuration a toutefois imposé des sacrifices majeurs. L’organico, qui comptait encore 27 salariés fin 2023, a été réduit à quelques unités seulement. Parallèlement, la branche Fenice Retail a été placée en liquidation suite à la fermeture définitive des boutiques physiques de Milan et de Rome, actant ainsi un repli stratégique vers un modèle économique plus agile et moins exposé aux coûts fixes du commerce physique.

Le retour de la confiance commerciale

L’année 2025 a été marquée par un événement judiciaire majeur : le blanchiment total de Chiara Ferragni dans l’affaire du « Pandoro » en janvier dernier. Ce dénouement a agi comme un catalyseur pour le renouveau commercial de la marque. La confiance des grands acteurs de la mode semble de retour, à l’image du contrat d’envergure signé avec Guess pour ses lignes de denim et de parfums, suivi de près par un partenariat avec Calzedonia. Le règlement d’un contentieux avec le géant de la parfumerie Douglas a également contribué à assainir les comptes de la société.

Objectif 2026 : l’équilibre et l’ambition beauté

Si Fenice retrouve des couleurs, Tbs Crew — l’autre entité de la galaxie Ferragni gérée via la holding Sisterhood — affiche encore une perte de 800 000 euros, bien qu’en amélioration. L’ambition affichée pour 2026 est claire : atteindre le point d’équilibre financier pour l’ensemble des structures. Pour y parvenir, la stratégie mise gros sur le segment du « beauty », un levier de croissance jugé prioritaire pour transformer les discussions actuelles en contrats pérennes. Après une phase de survie et de reconstruction, l’empire Ferragni semble prêt à réinvestir le terrain du luxe et de la beauté avec une structure plus saine et une image réhabilitée.