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Ajouter Texture à GoogleLe Grand Palais retrouve son éclat et son rôle de centre névralgique pour la scène artistique internationale. Pour l’édition 2026, Art Basel Paris s’installe sous la nef restaurée de l’avenue Winston-Churchill, marquant une étape majeure sous la direction de Karim Crippa. Du 21 au 25 octobre, la capitale devient le théâtre d’un déploiement d’envergure avec plus de 200 galeries venues de 40 pays, réparties entre les secteurs Galeries, Émergence et Premise. Au-delà des stands, l’événement irrigue la ville à travers un programme public ambitieux touchant le Petit Palais, le Palais d’Iéna et la place Clemenceau. Pour les collectionneurs et les professionnels de passage, l’expérience de la foire se prolonge dans une géographie précise de lieux où l’on discute des dernières acquisitions autour d’une table basque, d’un comptoir à matcha ou dans la confidentialité d’un salon de palace.
Résidences de prestige et havres confidentiels
Le choix du point de chute est stratégique. Les institutions hôtelières parisiennes s’alignent sur le calendrier de la foire pour offrir des services dédiés. Le Royal Monceau – Raffles Paris, situé avenue Hoche, s’impose avec son service d’Art Concierge et sa galerie intégrée. Pour l’édition d’octobre 2026, l’établissement propose une remise de 20 % pour les participants réservant directement. Dans le 16ᵉ arrondissement, le Shangri-La Paris, classé Monument Historique, applique une offre similaire incluant le petit-déjeuner, permettant de séjourner dans un cadre impérial à quelques minutes du Palais d’Iéna, l’un des sites du programme hors-les-murs.
Plus intime, l’Hôtel Castille Paris, rue Cambon, déploie ses suites autour d’un patio florentin et propose un code préférentiel spécifique pour la semaine de la foire. Les collectionneurs en quête de discrétion se tournent également vers l’Hôtel 1 Place Vendôme. Propriété de la famille Scheufele, à la tête de la maison Chopard, ce boutique-hôtel multiplie les clins d’œil à la haute joaillerie, notamment dans son « Chopard Apartment ». À proximité immédiate du Grand Palais, La Réserve Paris – Hotel & Spa demeure un point de ralliement privilégié grâce à sa bibliothèque Duc de Morny, où se croisent les acheteurs internationaux entre deux visites de stands.
Pour ceux qui privilégient le design et une atmosphère plus singulière, La Maison Champs-Élysées propose des intérieurs marqués par la patte de la Maison Margiela. Plus à l’est, l’Hôtel Fabric, dans le 11ᵉ arrondissement, sert de base arrière idéale pour explorer le réseau des galeries du Haut-Marais. Les grandes signatures du luxe comme Le Bristol, l’Hôtel de Crillon, le Château Voltaire ou la Cour des Vosges affichent traditionnellement complet durant cette période, accueillant les comités VIP et les directeurs de galeries majeures. Bien que les tarifs fluctuent selon l’occupation, les nuitées dans ces établissements de premier plan oscillent généralement entre 1 500 € et plus de 3 000 € durant la foire.
Gastronomie et escales éphémères
Le Grand Palais lui-même devient une destination gastronomique. Le Grand Café, ouvert en mai 2025 au sein du péristyle, est devenu l’épicentre des déjeuners d’affaires. Sous une décoration signée Joseph Dirand, le chef Benoît Dargère y propose une cuisine de brasserie moderne, complétée par une terrasse paysagée par Thierry Boutemy. Pour une option plus rapide, les points de restauration officiels comme L’Avenue ou La Terrasse (proche du Salon UBS) permettent de ne pas quitter l’enceinte de la foire.
L’un des événements les plus attendus de cette édition est le pop-up gastronomique DALAD’S x WE ARE ONA, situé près de la place de l’Étoile. Du 18 au 25 octobre 2026, la cheffe Dalad Kambhu et Luca Pronzato collaborent avec l’artiste Rirkrit Tiravanija. Les convives y dînent au cœur d’une installation plastique composée de tables modulaires en acier inoxydable. Ce projet, dont l’accès est limité aux réservations préalables, illustre la porosité croissante entre art contemporain et haute cuisine.
À Saint-Germain-des-Prés, le restaurant Sugaar attire une clientèle d’initiés avec sa cuisine basque revisitée et son cadre tamisé, particulièrement prisé après les vernissages de la Rive Gauche. Sur la Rive Droite, Loulou, installé dans l’aile de Rohan du Musée des Arts Décoratifs, reste une valeur sûre pour son cadre face aux Tuileries et sa carte italienne. Pour des rendez-vous plus formels, le Fouquet’s sur les Champs-Élysées assure un service continu adapté aux agendas chargés des professionnels de l’art.
Les amateurs de découvertes plus confidentielles suivent les recommandations de l’équipe d’Art Basel, qui pointe vers des adresses comme Sola pour sa gastronomie japonaise en cave voûtée, ou Daimant Collective pour une approche végane élégante. Les moments de pause se cristallisent également autour des bars à matcha Nuances, devenus des points d’étape incontournables du circuit artistique parisien.
Design, archives et curiosités
Le shopping durant Art Basel Paris ne se limite pas aux boutiques de l’avenue Montaigne. Le Marché Paul Bert Serpette, à Saint-Ouen, constitue une étape dominicale obligatoire pour les collectionneurs et décorateurs en quête de pièces de design du XXᵉ siècle. Il convient toutefois de noter que ce marché n’est ouvert que du vendredi au lundi inclus.
Dans le centre de Paris, la Galerie de Montpensier abrite Gabrielle Geppert, spécialiste reconnue pour ses archives de prêt-à-porter et sa maroquinerie vintage, incluant des pièces rares de Chanel ou Hermès. Pour la haute joaillerie ancienne, la maison Miller, rue Saint-Honoré, propose une sélection rigoureuse de bijoux signés Cartier, Van Cleef & Arpels ou Boucheron.
Le quartier du Marais concentre les adresses de mode d’avant-garde et les librairies spécialisées. OFR Paris demeure le point de ralliement pour les catalogues d’art et les publications indépendantes, tandis que des concept-stores comme L’Éclaireur ou The Broken Arm mêlent sélections de créateurs et objets d’art appliqués. Pour des pièces plus confidentielles, les chemises de chez Rubirosa à Saint-Germain-des-Prés ou la lingerie artisanale en soie et dentelle de Chantilly de Sabbia Rosa, rue des Saints-Pères, complètent le vestiaire des habitués de la foire. Entre deux transactions dont les montants peuvent atteindre des sommets — certaines rumeurs évoquant des œuvres valorisées à près de 100 millions de dollars lors des journées professionnelles — ces adresses offrent une respiration indispensable dans le tumulte de la semaine de l’art.


