Du 3 au 5 juillet 2024, le cœur vibrant de Taguig, aux Philippines, battra au rythme de la création contemporaine. Pour cette nouvelle édition, le Festival MoCAF signe une programmation d’une envergure inédite. En repoussant les frontières entre la toile et l’écran, et en fusionnant l’art numérique à l’espace physique, l’événement consolide son statut d’incontournable sur l’échiquier artistique international.
Une curation décloisonnée, de l’intime à l’international
C’est au Marquis Events Place, niché dans le quartier cosmopolite de Bonifacio Global City, que le Festival d’Art Moderne et Contemporain (MoCAF) prend ses quartiers. Cette cinquième édition s’affirme comme la plus ambitieuse à ce jour, illustrant le dynamisme fulgurant de la scène philippine (mocaf.net).
Preuve de cette vitalité, l’événement passe d’une sélection confidentielle de 19 galeries à un impressionnant panel de plus de 50 exposants. Cette ascension marque une véritable ouverture du marché local vers des horizons internationaux. Le MoCAF devient ainsi un carrefour créatif où galeries, plasticiens et artisans tissent un dialogue inédit, mêlant parcours d’expositions, médiation et rencontres culturelles pointues (mocaf.net).
Dialogue des scènes : institutions et avant-garde
La sélection de cette année s’enrichit de signatures prestigieuses venues d’Asie et d’Europe. Des galeries japonaises de renom telles que Shikisaisha Gallery et Gallery Kogure, la singapourienne White Space Art Asia, ou encore l’espagnole Kate Contemporary Madrid, croisent le fer avec des institutions locales incontournables comme Ysobel Art Gallery, Fundacion Sansó et Art Underground. Une synergie qui offre à l’événement une résonance globale tout en renforçant son ancrage territorial (businessmirror.com.ph).
Pour fluidifier l’expérience, le programme MoCAF XTN redessine la scénographie des lieux, favorisant une déambulation immersive entre les différents espaces. Le festival met également en lumière des solos shows captivants, avec des figures comme Jerika See, Sheila Go ou Jappy Agoncillo, ainsi que des collaborations percutantes, à l’image du duo formé par Toym Imao et Tarantadong Kalbo. Loin de la simple foire marchande, le festival cultive ainsi un véritable supplément d’âme culturel.
L’immatériel matérialisé : l’art digital prend corps
L’innovation majeure de ce cru 2024 réside dans l’intégration audacieuse de l’art numérique et de l’illustration. Grâce à un partenariat exclusif avec Art Caravan, les œuvres virtuelles s’invitent dans le monde physique sous forme de tirages soigneusement encadrés. Une démarche forte qui offre à la création digitale ses lettres de noblesse, la confrontant à la réalité tangible de la cimaise et de l’espace d’exposition.
L’artiste Kevin Raymundo, connu sous le pseudonyme Tarantadong Kalbo, souligne combien cette transition modifie le rapport à l’œuvre. Une fois matérialisée, la création numérique s’affranchit de sa malléabilité originelle. L’impression lui confère une nouvelle dimension, révélant des textures inédites et figeant de manière permanente le processus créatif dans la matière (businessmirror.com.ph).
Émergence et art de vivre : une expérience globale
Fidèle à sa vocation de découvreur de talents, le MoCAF pérennise son programme Discoveries, véritable tremplin pour la jeune garde artistique issue de divers horizons. Cette volonté de soutenir l’émergence s’accompagne d’un engagement philanthropique marqué, via l’initiative MoCAF Gives Back, au profit de projets solidaires tels que ScholarSip de la fondation Sansó et le Mbrace Project.
Au-delà de l’art pur, l’événement se vit comme une expérience lifestyle complète. Le design s’invite à travers une collection d’objets pointus et une capsule signée en partenariat avec Team Manila. L’espace XTN Bites célèbre quant à lui la gastronomie contemporaine, réunissant des adresses très prisées comme ODD Café, Butterboy, ou encore de nouveaux concepts tels que The Good Poison et Bored & Hungry. Ces initiatives transforment les allées de la foire en un véritable lieu de vie, de mode de vie et de convivialité (businessmirror.com.ph).
Proposé au tarif mesuré de 380 pesos, avec des conditions privilégiées pour les étudiants, les seniors et les personnes en situation de handicap, le festival fait le pari de l’inclusivité. L’ambition est claire : séduire un public curieux et hétéroclite. Car si l’événement rassemble les collectionneurs aguerris, il repose sur une conviction profonde : la scène artistique de demain se construit d’abord grâce à la curiosité des néophytes d’aujourd’hui.


