L’escapade idéale pour le week-end : Verneuil-la-douce, un château de charme reconverti en auberge aux portes de Paris.

Une parenthèse enchantée aux portes de la capitale

Si l’on demande à un propriétaire d’hôtel ce qu’il souhaite offrir de plus précieux à ses visiteurs, la promesse de nuits réparatrices arrive bien souvent en tête. À une petite heure de route à l’ouest de Paris, le domaine de Verneuil-la-douce — une retraite confidentielle de 17 chambres baignée d’art — pousse cette ambition bien au-delà de la simple literie haut de gamme. De son salon vitré orné de fresques inspirées de la mythologie grecque à son spa et sa piscine intérieure ouverts sur les jardins, chaque recoin de ce château anglo-normand du XIXe siècle a été pensé pour plonger les hôtes dans une douce rêverie. « Notre volonté était de susciter l’émerveillement et d’inviter à la contemplation », confie Camille Omerin, l’entrepreneuse parisienne à l’origine de cette renaissance.

Quand la création contemporaine réveille l’histoire du lieu

Inauguré au printemps après deux ans et demi de rénovations minutieuses, cet établissement marque les premiers pas de Camille Omerin dans l’hôtellerie, un univers qu’elle s’est approprié avec une aisance remarquable. Pour sublimer l’espace, elle a sollicité sept créateurs de son entourage ou dont elle admirait la démarche artistique. Le bassin extérieur, par exemple, a été confié au peintre Ben Arpéa, qui lui a insufflé son identité visuelle singulière et colorée.

Cependant, c’est probablement Ségolène Derudder, graphiste et illustratrice naviguant entre Paris et Biarritz, qui a le plus profondément marqué l’âme du domaine. Chargée de donner vie aux espaces communs, elle y a déployé des fresques oniriques. En levant les yeux vers le plafond de la salle à manger, on peut d’ailleurs y surprendre un angelot aux cheveux bleus jouant du violon. « Son œuvre regorge de détails espiègles de ce genre », souligne la propriétaire avec enthousiasme.

Un aménagement sur mesure aux finitions d’orfèvre

Le mobilier et la décoration témoignent d’un soin exigeant. La maîtresse des lieux a elle-même esquissé une grande partie des pièces : des chaises d’inspiration Napoléon III qui encadrent les tables du restaurant, jusqu’aux têtes de lit en bois, tables basses et bureaux qui équipent les chambres. L’éclairage et les ornements prolongent ce niveau de détail, avec des luminaires muraux et des vases aux motifs botaniques façonnés spécifiquement par l’atelier de céramique DM Création. Ce dialogue permanent entre modernité et patrimoine donne l’illusion que certaines finitions très actuelles, à l’image des incrustations en marbre noir du parquet ou des délicates boiseries sculptées en feuilles de vigne, appartiennent à la demeure depuis ses fondations.

Une table qui prolonge l’évasion

Le voyage sensoriel s’étend naturellement à l’assiette. Au Patiné, le restaurant de l’hôtel, le chef Cyril Coutin propose une partition culinaire vibrante, où la beauté des dressages n’a d’égal que la justesse des saveurs. Une expérience gastronomique globale qui, à elle seule, donne irrésistiblement envie de réserver une nuit supplémentaire pour s’attabler une fois de plus dans ce décor hors du temps.

verneuilladoucehotel.com