Pluie de stars sur la lagune : les icônes de la Mostra de Venise 2026

Venice Film Festival red carpet
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L’effervescence qui a saisi le Lido de Venise ce mois de septembre 2026 ne trompe pas sur la vitalité du plus ancien festival de cinéma au monde. Pour sa 83ᵉ édition, la Mostra a affiché une santé insolente, enregistrant une hausse de 14 % de ses ventes de billets publics par rapport à l’année précédente, soit un total de 117 656 entrées. Sous la direction artistique d’Alberto Barbera, le Palazzo del Cinema est redevenu, du 2 au 12 septembre, l’épicentre d’une convergence rare entre le grand écran, la haute couture et les figures de proue de la culture contemporaine. Cette année, le protocole a été confié à un duo de maîtres de cérémonie italiens, Greta Scarano et Nicolas Maupas, chargés de rythmer les soirées d’ouverture et de clôture d’une quinzaine marquée par des hommages appuyés et une compétition d’une grande densité dramatique.

L’année George Clooney : un Lion d’or et une présence continue

Le moment de grâce de cette édition s’est cristallisé autour de George Clooney. L’acteur, réalisateur et producteur américain a reçu le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière, une distinction venant saluer un parcours indissociable de l’histoire moderne de Venise. L’éloge d’hommage, la traditionnelle laudatio, a été prononcée sur scène par Laura Dern, qui a su retracer avec précision l’influence de Clooney sur l’industrie hollywoodienne. L’acteur n’est pas venu seul au Palazzo del Cinema ; il était accompagné d’Amal Clooney, formant le couple le plus scruté de la lagune. Au-delà de l’hommage statutaire, George Clooney était présent pour défendre des projets concrets, notamment le film Furies qu’il produit, ainsi que la présentation hors compétition de Jay Kelly.

À ses côtés, une autre figure historique du cinéma américain a été honorée du Lion d’honneur : Ellen Burstyn. À Venise, l’actrice a rappelé la profondeur de son registre, s’inscrivant dans une lignée de lauréates dont la carrière traverse les décennies avec une exigence constante.

L’ouverture britannique et les premières mondiales

Le tapis rouge inaugural a été investi par l’équipe du film Ink, réalisé par Danny Boyle. Ce choix d’ouverture a permis de réunir une distribution britannique et internationale de premier plan. Guy Pearce, Jack O’Connell et Claire Foy ont mené le cortège, suivis par Jonathan Bailey et Nicholas Galitzine. Ce lancement a donné le ton d’une sélection où les grands noms n’ont pas hésité à s’exposer. Robert Pattinson a ainsi provoqué l’un des plus grands rassemblements de fans lors de l’avant-première de Primetime, le nouveau film de Lance Oppenheim.

Le couple Penélope Cruz et Javier Bardem a également marqué cette 83ᵉ édition. Venus pour la présentation de Bunker, le dernier drame de Florian Zeller, ils ont réaffirmé leur fidélité au Lido. Parallèlement, Casey Affleck a présenté son projet intitulé Company, entouré des actrices Emily Alyn Lind et Adelaide Clemens. Rooney Mara, Kate Mara et Russell Crowe ont également été aperçus sur le front de mer, participant aux projections officielles et aux différents événements qui jalonnent la vie du festival pendant dix jours.

Le palmarès de Venezia 83 : Malkovich et Arcel couronnés

Le jury de la compétition principale, présidé par l’actrice et réalisatrice américaine Maggie Gyllenhaal, a rendu son verdict après avoir visionné les œuvres de la sélection officielle. Maggie Gyllenhaal était entourée de personnalités aux horizons variés, tels que la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania, le compositeur britannique Daniel Blumberg, le théoricien italien Francesco Casetti, ainsi que les réalisateurs Xavier Giannoli (France), Shahrbanoo Sadat (Afghanistan) et Johnnie To (Hong Kong).

Le palmarès a mis en lumière des performances d’acteurs de premier ordre. John Malkovich a remporté la Coupe Volpi du meilleur acteur pour son rôle dans Wild Horse Nine, réalisé par Martin McDonagh. Chez les femmes, c’est Mathilde Arcel qui s’est imposée. Elle a reçu la Coupe Volpi de la meilleure actrice pour son interprétation dans Woman Unknown (Kvinde Ukendt), sous la direction de May el-Toukhy. Ce film a d’ailleurs décroché la récompense suprême de la Mostra, le Lion d’or du meilleur film.

Dans les autres sections, le jury Orizzonti, dirigé par la Française Valérie Donzelli, accompagnée de Peter Becker, Elizabeth Lo, David Pablos et Barbara Ronchi, a exploré les nouvelles tendances esthétiques. Le prix Luigi De Laurentiis pour la meilleure première œuvre a été supervisé par un jury présidé par Carolina Cavalli, secondée par Akinola Davies Jr. et Ted Hope.

Mode, sport et engagements caritatifs

Venise en septembre ne se limite pas aux salles de projection. Le Lido est un point de rencontre pour des personnalités issues d’horizons divers. Pour la première fois de sa carrière, Kendall Jenner a arpenté le tapis rouge vénitien, notamment remarquée lors de la soirée dédiée au film Wild Horse Nine. L’univers de la musique était représenté par le chanteur colombien J Balvin, présent dès la journée d’ouverture, tandis que le sport de haut niveau s’est invité sur le tapis rouge avec le pilote de Formule 1 Carlos Sainz, venu assister aux projections officielles en compagnie de Rebecca Donaldson.

L’aspect philanthropique du festival s’est articulé autour du gala de l’amfAR Venezia 2026. À cette occasion, Pamela Anderson a reçu l’Award of Courage, récompensant son engagement public. Le glamour propre à la cité des Doges a été entretenu par un contingent de mannequins et de célébrités internationales : Alessandra Ambrosio, Bianca Balti, Irina Shayk, Nina Dobrev et Sydney Sweeney ont rythmé les arrivées en bateau-taxi. Les actrices italiennes Matilde Gioli et Alice Basso, ainsi que Madison Rian et Bhavitha Mandava, ont complété ce tableau cosmopolite.

Avec 14 000 accréditations délivrées et 3 000 professionnels réunis au sein du Venice Production Bridge, le festival confirme son rôle de plaque tournante pour l’industrie cinématographique mondiale. Au-delà des paillettes et des flashs, la Mostra 2026 a surtout démontré sa capacité à attirer un public de plus en plus nombreux vers les œuvres de création pure.