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Ajouter Texture à GoogleLe Jardin des Tuileries a pris, le mardi 29 septembre 2026, des allures de paysage suspendu pour le deuxième jour de la Paris Fashion Week. Au centre du Bassin Octogonal, une passerelle d’un blanc immaculé coupait l’eau en son milieu, tandis qu’un pavillon périphérique accueillait les invités sous une structure éphémère. Le décor, conçu par le bureau d’événementiel Bureau Betak, intégrait des camphriers émergeant directement du bassin, enveloppés durant toute la durée du défilé par une brume artificielle continue. Ce brouillard vaporeux masquait par intermittence les pieds des mannequins, renforçant l’idée de flottement voulue pour cette présentation de la collection de prêt-à-porter féminin Printemps-Été 2027 de Dior.
La quête d’une légèreté absolue
Pour cette saison, la direction artistique de Jonathan Anderson s’est structurée autour d’une interrogation centrale : quel degré de légèreté un vêtement peut-il atteindre sans perdre sa substance ? Cette recherche a donné naissance à 65 silhouettes qui explorent la frontière entre le flou et le tailleur. Le concept de « tailleur flou » a guidé les ateliers, faisant dialoguer la rigueur de la structure avec la fluidité du drapé. Les vestes emblématiques de la maison ont ainsi subi une métamorphose, voyant leurs basques s’assouplir pour épouser le mouvement plutôt que de le contraindre.
La matière est le premier vecteur de cette dématérialisation. La mousseline de soie et l’organza transparent dominent, travaillés parfois en accumulations complexes. Certaines jupes superposent jusqu’à dix épaisseurs d’organza, créant un volume aérien qui conserve une transparence totale. La dentelle de Chantilly, incrustée avec précision, apporte une dimension texturale aux pièces les plus délicates, tandis que des vestes se parent de pétales de tissu teints à la main, évoquant une floraison organique sur le buste.
Réinterprétations historiques et contrastes de matières
La collection ne se contente pas d’explorer la transparence ; elle revisite les archives de l’avenue Montaigne sous un prisme contemporain. La veste Bar, pilier du patrimoine de la maison, réapparaît dans une version déstructurée, dépouillée de ses rembourrages traditionnels pour gagner en souplesse. Plus marquante encore, la robe La Cigale, créée initialement par Christian Dior pour la collection automne-hiver 1952, a fait l’objet d’une réinterprétation en tulle plissé rose, transformant sa silhouette architecturale originelle en une proposition plus évanescente.
À l’opposé de cette douceur textile, des éléments plus graphiques et urbains ponctuent le défilé. Des pantalons métallisés, imitant la texture du python, introduisent une brillance froide qui rompt avec la matité de la soie. Ce jeu de contrastes entre l’organza diaphane et l’éclat métallique souligne la dualité de la garde-robe imaginée pour 2027, entre réminiscences classiques et aspirations futuristes.
Un premier rang entre ambassadrices et icônes mondiales
L’événement a réuni une concentration notable de personnalités internationales au premier rang. Rihanna, ambassadrice de la maison et visage du parfum J’adore, était présente aux côtés d’Anya Taylor-Joy, également ambassadrice mondiale. L’actrice et chanteuse britannique Cynthia Erivo a attiré l’attention dans un ensemble bicolore composé d’une chemise blanche fermée par des boutons de nacre et d’une jupe noire ornée de perles scintillantes. Elle complétait sa tenue par une écharpe en laine aux tons ivoire et orange.
D’autres figures du cinéma et de la musique complétaient ce tableau, parmi lesquelles Jennifer Lawrence, Rosalía, et Jisoo, membre du groupe Blackpink. Cette dernière portait une minaudière rigide en forme de cygne, détail remarqué avant son installation pour assister au passage des 65 modèles. La liste des invités comptait également Miranda Kerr, Mia Goth, Greta Lee, Karlie Kloss, Deva Cassel, ainsi que l’athlète Eileen Gu et l’actrice Dilraba Dilmurat. La présence de personnalités françaises comme Camille Cottin et Louis Garrel, aux côtés de Pharrell Williams ou des actrices thaïlandaises Lingling Kwong et Orm Kornnaphat, a souligné l’envergure internationale du rendez-vous.
Symbolique de l’invitation et calendrier de sortie
L’objet d’invitation lui-même donnait le ton de la collection. Les convives ont reçu un coffret gris tapissé de velours abritant deux noix chinoises traditionnelles, appelées *wénwán*. Ces objets, destinés à la manipulation rituelle pour stimuler la circulation, symbolisent l’épreuve du temps et l’asymétrie naturelle, en écho aux thèmes de la collection. Ils rappellent l’importance de la main et du toucher dans la confection de pièces de haute facture.
Sur le terrain, bien que non officiellement confirmée par les autorités météorologiques, une chaleur de 28 °C a accompagné le défilé, contrastant avec l’humidité de la brume artificielle diffusée sur le bassin. Quant aux camphriers utilisés pour la scénographie, leur devenir reste un sujet de discussion, certaines observations suggérant une replantation ultérieure dans les jardins de la capitale, bien que la maison n’ait pas communiqué officiellement sur ce point avec le domaine des Tuileries.
Les pièces présentées lors de ce défilé ne sont pas disponibles à la vente immédiate. Elles constituent la collection commerciale pour la saison Printemps-Été 2027 et devraient rejoindre les boutiques Dior au début de l’année 2027, entre les mois de janvier et mars. Les tarifs unitaires de cette ligne de prêt-à-porter n’ont pas encore été communiqués, les prix définitifs étant fixés au moment de l’ouverture des commandes en magasin.


