Robin Givens : visitez son ancienne villa à 3,5 millions de dollars sur les hauteurs du Sunset Strip

7716 Briar Summit Drive Los Angeles Robin Givens house 2026
Photo © robbreport.com — via https://robbreport.com/shelter/celebrity-homes/robin-givens-house-los-angeles-hollywood-hills-1238810498/

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Sur Briar Summit Drive, dans les hauteurs qui dominent Sunset Strip, une maison de 1960 a abrité un mariage qui n’a pas tenu un an. Elle lui a survécu sans difficulté. Robin Givens l’achète en 1987, à l’époque où elle joue dans « Head of the Class » sur ABC. Mike Tyson y vit à ses côtés pendant leur union, de février 1988 à février 1989. L’actrice, elle, garde les clés près de dix ans de plus et ne cède la maison qu’en avril 1998. Le 22 octobre 2026, la propriété a refait surface sur le marché, affichée à 3 495 000 dollars.

Une maison à son nom

La chronologie est serrée. Robin Givens et Mike Tyson commencent leur relation en 1987, l’année même où l’actrice acquiert la maison pour 520 000 dollars. Ils se marient en février 1988. Le divorce est prononcé officiellement en février 1989. Entre ces deux dates, le boxeur partage la résidence de Briar Summit Drive avec sa femme.

Partager un toit ne vaut pas titre de propriété. Aucun enregistrement ne mentionne Mike Tyson comme coacquéreur : le bien appartenait à Robin Givens, et rien ne permet d’affirmer que le boxeur en ait jamais été copropriétaire légal. Le récit qui accompagne aujourd’hui la mise en vente, celui de la « maison du couple », mérite donc une nuance. C’était la maison de l’actrice, où son mari a vécu un temps.

Le détail qui compte, au fond, est ailleurs. Après le divorce, Robin Givens ne vend pas. Elle conserve l’adresse jusqu’en 1998, soit neuf années supplémentaires. L’épisode Tyson occupe à peine un dixième de sa présence sur la colline.

Poutres apparentes et fenêtres en triangle

Construite en 1960, la maison appartient à cette génération midcentury qui a dessiné une bonne partie des Hollywood Hills. Elle se déploie sur deux niveaux, dans une écriture contemporaine d’inspiration moderniste. La fiche officielle lui attribue 3 305 pieds carrés habitables, soit environ 307 m². Un chiffre légèrement inférieur, 3 251 pieds carrés (environ 302 m²), a parfois été avancé ; la mesure retenue par le listing est la première.

L’intérieur joue la carte du volume. Les pièces de vie s’enchaînent sans cloisons sous des plafonds cathédrale voûtés, où la charpente en bois reste visible. Des fenêtres triangulaires épousent la pente du toit et découpent la lumière selon une géométrie qui date la maison mieux qu’aucun acte. Au sol, un parquet en bois massif à larges lames. Au centre, une cheminée monumentale habillée de pierre organise l’espace autour d’elle.

La cuisine s’articule autour d’un vaste îlot central, avec des boiseries réalisées sur mesure et des plans de travail sombres qui tranchent avec le bois clair des volumes. On compte quatre chambres et cinq salles d’eau, dont quatre salles de bains complètes et un cabinet de toilette.

Robin Givens house 1960 mid-century modern terrace 2026
Photo © NY Post — via https://nypost.com/2026/11/02/real-estate/robin-givens-former-hollywood-mansion-hits-market-for-3-5m/

La suite parentale dispose de sa propre cheminée, d’un dressing et d’un mur d’accent lambrissé. Elle ouvre directement sur une terrasse extérieure. Au niveau inférieur, une pièce a été aménagée en salle de sport. Les documents disponibles ne précisent ni la date de ces aménagements ni l’état d’origine des lieux en 1960 : impossible, donc, de dire ce qui relève de la construction initiale et ce qui a été ajouté depuis.

Six cents mètres carrés de colline

Le terrain est compact : 0,153 acre, soit 6 683 pieds carrés ou environ 621 m². Sur cette parcelle, l’extérieur concentre ce que l’on attend d’une adresse au-dessus du Strip. Une piscine creusée privée, un spa surélevé, une pergola, des terrasses pensées pour recevoir. Côté pratique, un garage fermé accueille deux véhicules, et l’allée offre du stationnement supplémentaire, un argument qui pèse dans un quartier de rues étroites et sinueuses comme Hollywood Hills West.

De 520 000 dollars à près de 3,5 millions

Les chiffres racontent une autre histoire que celle des célébrités. En 1987, Robin Givens paie 520 000 dollars, environ 480 000 euros si l’on convertit sans tenir compte de l’inflation. En avril 1998, elle revend pour 640 000 dollars, environ 590 000 euros dans les mêmes conditions. Le gain est de 120 000 dollars en onze ans, soit une progression d’un peu plus de 23 %, avant inflation. Une plus-value modeste pour une adresse de ce calibre.

Le prix affiché en 2026 change d’échelle : 3 495 000 dollars, soit autour de 3 220 000 euros au cours de novembre 2026, une équivalence purement indicative. C’est environ cinq fois et demie le montant de la transaction de 1998. Rapporté à la surface officielle, le prix demandé dépasse légèrement 1 050 dollars le pied carré.

Entre ces deux dates, le matériau public reste muet sur l’essentiel. L’identité de l’acheteur de 1998 n’apparaît pas dans les registres publics consultés. Le nom du vendeur actuel n’est pas communiqué. On ignore si la maison a changé de mains plusieurs fois depuis le départ de l’actrice, et quels travaux ont pu y être menés. Ce trou de près de trente ans invite à la prudence : la maison mise en vente aujourd’hui n’est pas forcément celle que Robin Givens a quittée.

Deux enseignes pour une vente

La commercialisation repose sur un co-mandat. D’un côté, Neyshia Go, de Sotheby’s International Realty, agence de Beverly Hills (licence DRE n° 01933923). De l’autre, Nichole Shanfeld, de Carolwood Estates (licence DRE n° 02093007). Le dossier est donc porté conjointement par les deux maisons, et non par l’une ou l’autre seule.

Pour les acheteurs, l’anecdote du mariage Givens-Tyson fera sans doute partie de la visite. Les actes, eux, sont plus sobres : le nom de Robin Givens y figure deux fois, à l’achat de 1987 et à la vente de 1998. Celui de Mike Tyson n’y apparaît pas.